Quantité limitée pour les billets 30 ans et moins.
Invitée sur un plateau de télévision, Rousse a la surprise de sa vie : l’équipe a organisé de grandes retrouvailles en direct avec son frère, qu’elle n’a pas vu depuis 29 ans. Le problème, c’est qu’il est mort dans un incendie en 1997. Est-ce une hallucination ? Un sketch de mauvais goût ? Cherche-t-on à la déstabiliser pour faire de la « bonne télé » ? Mais voilà que son frère lui apparaît de nouveau dans d’autres lieux improbables pour prendre de ses nouvelles, poursuivre une conversation laissée en plan, la taquiner comme avant…
Au fil de ces échanges, Rousse entrevoit la vie qu’elle aurait pu avoir si son frère avait survécu à la tragédie, ou plutôt les multiples versions de ces vies non vécues qui avancent en parallèle dans l’univers des possibles. Ces découvertes s’accompagnent de questions troublantes : serait-elle prête à renoncer à sa vie d’aujourd’hui pour garder vivant, près d’elle, son frère tant aimé ?
Mise en scène par Alexia Bürger (Les Hardings, Les filles du Saint Laurent, Camera obscura), qui partage avec l’autrice Fanny Britt (Bienveillance, Hurlevents, Classique(s)) une complicité depuis l’enfance et une prolifique collaboration artistique, cette « auto-science-fiction » brouille les frontières entre le réel et le fictif tout en évoquant les diverses façons dont les absent·es continuent d’habiter les vivant·es.
Entre confession intime et invention dramatique, à la fois autobiographique et pure fabulation, cette œuvre sur la puissance de l’imaginaire interroge la manière dont l’écriture et la scène permettent de rejouer le drame fondateur d’une vie. Avec une ironie douce-amère, Britt et Bürger nous entraînent dans une expérience où la mémoire se mêle aux illusions théâtrales pour explorer les histoires auxquelles nous choisissons de croire.
«Pour Rousse comme pour toutes les personnes endeuillées, il y a dans le récit que nous faisons de nos disparu·es le futile espoir de les ramener à la vie, d’empêcher le passé d’advenir. Mais dans cet entêtement à rejouer nos vies, il y a aussi un hommage aux expériences partagées et aux bifurcations surprenantes que prend notre identité lorsqu’elle est libérée de son tracé. Nos mort·es ne reviendront pas, mais leur histoire et la nôtre ne s’arrêtent pas pour autant.»
Alexia Bürger et Fanny Britt
Photo
-
Le fantôme dans la machine | Crédit photo : Courtoisie











