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Enfin, l’Association québécoise des critiques de théâtre retient sa version de Traces d’étoiles de Cindy Lou Johnson — sa toute première traduction —, comme finaliste en 1992. Les metteurs en scène les plus reconnus, pensons à René Richard Cyr, Serge Denoncourt, Pierre Bernard, Denise Guilbault, Martine Beaulne, Martin Faucher, Denis Bernard et Hugo Bélanger, font appel à son talent. Parmi ses accomplissements, citons les traductions de Ce moment-là de Deirdre Kinahan, Yellow Moon et Les événements de David GreigRouge de John Logan ainsi qu’Une veuve respectable s’initie à la vulgarité et Des promesses, des promesses de Douglas Maxwell. Mentionnons aussi l’adaptation du Prénom de Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière (2012, 2013) ainsi que son adaptation théâtrale du roman La liste de mes envies de Grégoire Delacourt (2016), deux productions de Juste pour rire. Au Théâtre du Nouveau Monde en 20017, elle signera la traduction de Vu du pont d’Arthur Miller, dans une mise en scène de Lorraine Pintal. Très sollicitée, Maryse Warda voit certaines de ses versions être reprises à l’étranger, notamment Traces d’étoiles. Plusieurs sont publiées — L’Homme laid (Boréal), la série Motel de passage (VLB éditeur) et Bye Bye Baby (L’instant scène) — ou portées à l’écran par les réalisateurs Claude Desrosiers (Traces d’étoiles) ou Louis Bélanger (Le génie du crime). Pour la télévision, elle signe l’adaptation québécoise de la célèbre sitcom britannique Mrs. Brown’s Boys, intitulée Madame Lebrun (2015-2016), et celle de la comédie Catastrophe (2016-2017), toutes deux diffusées à Super Écran. Membre du jury Traduction des Prix littéraires du Gouverneur général en 2014, la traductrice recevait ce prestigieux prix, en 2011, pour sa version québécoise de la pièce de Greg MacArthur, Toxique ou L’incident dans l’autobus. Maryse Warda s’est également illustrée comme directrice administrative du Théâtre de Quat’Sous et comme directrice générale adjointe de l’École nationale de théâtre.