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Une transformation unique s’opère lorsqu’un amant pose les yeux sur notre chambre à coucher pour la première fois : soudainement, involontairement, la chambre n’est plus la nôtre. Les objets et leur disposition revêtent de nouvelles significations sous le regard étranger et on essaie d’adopter ce filtre pour entrevoir ce qu’ils révèlent à notre sujet. Si, dans ces moments, c’est le regard de l’autre qui fait apparaître la chambre telle qu’on la voit, une question désespérée est formulée : qu’en reste-t-il sans l’autre ? Sans approbation ou reconnaissance extérieure, comment se manifeste le “moi” et quelles formes prend-t-il ?

Ces paranoïas profondes constituent le matériel du premier album d’Helena Deland, Someone New, au fil duquel elle explore les notions de genre, de pouvoir, de temps et de ce « moi ». On la sent complètement en contrôle de son style bien qu’elle l’utilise pour questionner la possibilité même du contrôle.

Écrit et enregistré sur une période de deux ans, l’album regroupe des chansons dont la composition débuta avec la voix et la guitare et dont l’enregistrement fait se déployer un horizon sonore opulent qui mélange des éléments d’hypnagogic pop et de folk classique. La voix de Deland, parfois chuchotante, parfois propulsée par la distorsion, toujours pleine et claire, unifie le tout, invitant l’auditeur dans son monde.

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  • Helena Deland | Crédit photo : Jack Bool

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